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Section KARATE
4 - Le style de karaté pratiqué au TUC
1 - Informations, stages, vie du club | 2 - Sept bonnes raisons pour pratiquer le Karaté | 3 - Le Karaté au T.U.C. en 10 mots | 4 - Le style de karaté pratiqué au TUC | 5 - Le Karaté pour les enfants | 6 - Le TUC karaté et son réseau de clubs en Midi-Pyrénées | 7 - Articles de fond sur le Karaté | 8 - La revue | 9 - Les techniques, les photos

 

Le TUC Karaté propose deux types de pratique :

1 - Le karaté traditionnel de style Shotokaï, introduit en France par le Maître Murakami Tetsuji en tant qu'Art martial, dans la tradition du Budo japonais, au sein de la Fédération Française de Karaté (FFKDA)

2 - Le Shotokan, pour les étudiants souhaitant se préparer aux compétitions organisées par la FFKDA, la Ligue Midi-Pyrénées de karaté, le Comité Départemental de Karaté (CDKDA 31) et aux différentes rencontres interuniversitaires (renseignements directement sur le site : http://karate.u.toulouse.free.fr/ ; contact : 06 03 28 62 87)

 

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Qu’est-ce que le Karaté-Do Shotokaï Murakami ?

 

Le Karaté-Do Shotokaï Murakami est l’une des multiples écoles de Karaté traditionnel représentées à la Ligue Midi-Pyrénées, et qui regroupe dans notre région les pratiquants de quatre clubs, regroupés au sein de l’Association Shotokaï Murakami Languedoc, présidée par Xavier Corbin (4° dan).

 

 

Le Shotokaï : un Karaté-Budo plutôt qu’un Sport

C’est un lieu commun de croire que seule la compétition sportive permet de parvenir à l'efficacité, parce qu’elle prône le dépassement de ses possibilités physiques.

Les compétitions, championnats et autres jeux olympiques actuels, omniprésents sur les écrans, nous feraient presque oublier que la conception actuelle du dépassement de soi n’est que le produit d’une certaine représentation philosophique du monde.

C'est le produit d’une société qui fonde les relations entre ses membres sur la concurrence, la performance et la compétition.

 

 

Faire reculer ses limites plutôt que les dépasser

Certains commencent à comprendre aujourd’hui qu’outrepasser ses limites pour monter à tout prix sur un podium, a conduit le Sport vers un certain nombre de dérives.

Bien des athlètes professionnels doivent absorber des substances dopantes pour être à la hauteur des performances attendues.

Il suffit de rappeler que l’espérance de vie des sportifs de très haut niveau est de vingt-cinq ans inférieure à celle des personnes qui ont adopté la devise de Churchill : « No sport !».

Le fondateur des jeux olympiques modernes, Pierre de Coubertin, lançait déjà cet avertissement en 1925 :

« Je vous mets en garde contre le professionnalisme sportif : l’organisateur de spectacles tend à corrompre l’athlète pour mieux satisfaire le spectateur ».

 

    

L'esprit d'un club universitaire 

Le TUC Karaté fait partie d'un club sportif universitaire - le TUC Omnisports - et, par principe, ne s'oppose pas à la pratique de la compétition sportive, tant qu'elle reste fidèle à l'esprit du sport universitaire.

Cependant, dans le domaine des "sports de combat", la pratique occidentale de la compétition (introduite par les japonais eux-mêmes pour s'intégrer dans les structures sportives occidentales internationales) a conduit le karaté à s’éloigner de la tradition orientale du Budo, qui avait pourtant irrigué les Arts Martiaux pendant plus de trois siècles.

C'est cette tradition que le Karaté-Do Shotokaï Murakami cherche justement à conserver et transmettre.

 

   

 Deviner l'intention de l'adversaire pour survivre 

ll suffit de se rappeler qu'autrefois, au Japon, le samouraï vivait dans un danger perpétuel.

Pour lui, posséder la force musculaire et la technique spectaculaire du sportif d'aujourd'hui n'aurait été en aucune manière une garantie de pouvoir survivre aux nombreux combats qu’il devait livrer.

La philosophie du Budo, qui sous-tendait la pratique des Arts martiaux, était même à l’opposé de l’esprit de l’entraînement sportif actuel et ses dérives.

S’il voulait rester en vie, le samouraï devait, bien au-delà de la technique et de la puissance musculaire, apprendre avant tout à apprécier à sa juste valeur son adversaire, à deviner ses intentions et à anticiper ses attaques.

Il cultivait son sixième sens : l’instinct, au-delà de la dichotomie entre le corps et l’esprit.

Les contes des arts martiaux sont remplis d’anecdotes où le petit vieux, sage et maigre, élimine l’expert, imbu de sa force et arrogant.

 

 

On ne peut pas dissocier le corps de l'esprit

Pour parvenir à ce niveau de maîtrise, il ne suffit pas de s’imprégner de philosophies exotiques plus ou moins bouddhistes.

On ne peut pas réellement atteindre l'esprit d'un art martial sans passer par un travail approfondi sur son propre corps.

Autrement dit, on ne peut pas vaincre l'adversaire sans se vaincre soi-même, sans vaincre à la fois la résistance de son corps et la barrière de ses propres sentiments.

 

 

Forger le mental en forgeant le corps

Là est l’objectif du Karaté-Do Shotokaï Murakami. On demande aux pratiquants de se maintenir très longtemps sur des positions extrêmement basses et larges.

Mais en conduisant les pratiquants au bord de leurs limites physiques, le Maître Tetsuji Murakami cherchait à apprendre à ses élèves à se connaître et à forger leur mental. Il mettait à vif les sentiments nuisibles dans toute situation de combat réel : la peur, la haine, la violence, l’impatience ou la passivité.

Autrement dit, avant de chercher à dominer l'adversaire, le travail consiste d'abord à se maîtriser soi-même, par le silence… de l’Ego.

Grâce à ce travail sur soi, le pratiquant peut parvenir à une connaissance plus approfondie de lui-même, retrouver les gestes naturels et, par là, entrevoir une autre forme d'harmonie avec l'Univers, 

 

 

Une recherche de l’anticipation

C’est dans ce silence intérieur qu’il devient possible de percevoir l'adversaire, de sentir sa présence, son corps, sa respiration et, surtout, de deviner ses intentions : l’adversaire attaquera lorsqu’il essaiera de rompre notre harmonie.

Un temps s'écoulera entre sa décision et son mouvement.

C'est dans cet intervalle de temps, qu’il devient possible d’agir.

C’est cet intervalle de temps qu’il s’agit de s’entraîner à déceler.

 

 

Entrer dans l'attaque de l'adversaire

Le but des entraînements n’est pas la diversité des mouvements et la multiplicité de techniques spectaculaires destinées à épater le spectateur amateur des diverses "Nuits des arts martiaux".

La véritable recherche vise le dépouillement, l’anticipation des mouvements du partenaire.

Lors que les pratiquants sont parvenus à ce stade, comme le préconisait le Maître Shigeru Egami, « il n’y a plus ni attaque, ni défense, ni attaquant, ni défenseur, mais la recherche d’une véritable harmonie entre deux êtres humains ».

Si le défenseur a suffisamment anticipé la première attaque, un mouvement naturel suffit à le neutraliser (parce que la défense surprend l’attaquant au moment même où il commençait à engager son geste).

Inversement, si l’attaquant a bien perçu le « trou » de l’adversaire, une attaque suffit à l’éliminer, selon le précepte : « un coup, une vie ».

C'est pourquoi on dit qu'il faut avoir vaincu son adversaire avant même d'avoir porté le coup.

 

 

Aucun mysticisme oriental de pacotille

Dans ce contexte, il faut rappeler qu'il n'y a rien de "mystique" dans cette forme de karaté traditionnel.

D'ailleurs les statuts du TUC karaté garantissent que "l'association s'interdit toute activité présentant un caractère politique ou religieux".

La pratique du karaté  conduit à maîtriser un nombre de techniques fondées sur une excellente connaissance de la circulation de l'énergie dans le corps.

Mobilisées par un mental fort, ces différentes techniques traditionnelles venues de Chine et du Japon sont désormais destinées au développement personnel des pratiquants - dans nos sociétés, on ne se livre tout de même pas au combat de rue à main nues tous les jours...

 

 

En conclusion

C'est parce qu'il contribue à la diffusion de cette culture, que le "TUC Karaté" n'est pas un simple club sportif, mais un club universitaire, ouvert aux pratiquants de tous les milieux socio-professionnels.

 

 

 

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Quelques repères sur la carrière du Maître Tetsuji Murakami

Il est né au Japon en 1927. Il y a étudié à partir de l’âge de 19 ans le Karaté, le Kendo, l’Aïkido ainsi que le Iaïdo.

Il fut l’un des premiers Japonais à enseigner le karaté en France, puisqu’il arriva dans notre pays dès novembre 1957.

Son premier stage à Toulouse date du 1° juin 1958 : les premiers responsables du karaté toulousain y participèrent.

Il ouvrit son propre club à Paris, en 1961, tout en animant de nombreux stages de en Allemagne, Grande Bretagne, Algérie, Italie, Portugal, Yougoslavie et Suisse.

Revenu au Japon en 1967 à l’occasion de la mort de son père, Tetsuji Murakami fut introduit par le Maître Oshima auprès du Maître Shigeru Egami.

Shigeru Egami était le premier assistant du Maître Funakoshi, le fondateur du Karaté moderne, et fut désigné par lui comme son successeur à la tête du dojo central du Shotokan.

Fasciné par le travail très souple d’Egami, le Maître Murakami modifia très sensiblement sa pratique pour adopter le style Shotokaï.

De retour en France, il fonda le Murakami-kaï en 1970, afin de regrouper tous ses élèves autour d’un premier noyau de responsables.

C’est à cette époque que Xavier Corbin fut chargé de représenter ce style au sein de la Ligue Midi-Pyrénées.

Lorsque le Maître Egami fit sa tournée européenne en 1976, il évalua le travail de diffusion du Karaté qu’avait accompli le Maître Tetsuji Murakami en Europe : il le confirma en tant que Responsable du Shotokaï pour toute l'Europe.

Petit de taille et assez mince, le Maître Tetsuji Murakami était redouté par la sensation de puissance que dégageait son Karaté.

Tous ceux qui sont passés par son enseignement ont témoigné de son caractère très strict, de son exigence et des « chocs » qu’il était capable de provoquer chez ses élèves, chaque fois qu’il s’agissait de faire ressortir les ressources cachées de chacun.

Le Maître Murakami était 5° dan au moment de son décès, en 1987 ; dans l’école Shotokaï Murakami, aucun grade ne dépasse, le 5 dan.

Actuellement, le Karaté-Do Shotokaï Murakami est placé sous la responsabilité de Luis de Carvalho, Directeur technique européen dans le cadre de l’association internationale Mushinkaï.

On peut trouver des informations très complètes sur le Karaté-Do-Shotokaï ainsi que des vidéos, sur le site européen du Mushinkaï : http://www.mushinkai.net